Partage d’expériences

Mise à jour le 18/12/2012 , par Asso - AFLAR et Yveline H. - Témoin

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Yveline H. 56 ans

Atteinte de polyarthrose généralisée

Aucun jour ne ressemble à l’autre : jardiner, bricoler, se promener peut être très handicapant et on a l’impression de prendre 10 ans d’un coup.

Handicap ou fatalité ? Comment vivez-vous votre arthrose ?
Cela dépend des jours. Certains jours je ne ressens aucune douleur, j’en oublie presque cette maladie. En revanche, d’autres jours me rappellent à son "bon" souvenir. Et la ça peut devenir une vraie galère pour faire la moindre chose : marcher, monter un escalier, se baisser pour ramasser un objet, faire le ménage, les courses, rester debout de manière prolongée, etc.

Quel est l’impact de votre arthrose sur vos activités de loisirs ?
La aussi, aucun jour ne ressemble à l’autre : jardiner, bricoler, se promener peut être très handicapant et on a l’impression de prendre 10 ans d’un coup.
Parfois, je pars en ballade, tout va bien, et au bout d’une heure ou deux, patatras je n’arrive plus à avancer ! Alors on serre les dents car il faut rentrer, mais quelques fois c’est dur. On a envie de pleurer tout en gardant le sourire…
Parfois encore, alors qu’on est en train de jardiner, d’un seul coup on ne peut plus se relever ! Donc on cherche une astuce s’il n’y a personne pour nous aider…

Quelles sont les conséquences de l’arthrose sur votre bien-être psychologique ?
C’est difficile au quotidien, car on se refuse certains plaisirs de peur de voir apparaitre la douleur ou le blocage qui anéantira le projet.

Que faites-vous pour rester autonome malgré l’arthrose ?
Je prends sur moi, je ne m’écoute pas.
Je prends des antidouleurs quand cela devient difficilement supportable. Et surtout je me suis inscrite à l’aqua gym et là ce n’est que du bonheur. Grâce à cela j’ai retrouvé mes amplitudes et surtout appris les bons gestes du quotidien que l’on a tendance à oublier.
Dans un souci d’indépendance, je suis adepte du système "D" ! Ainsi, je trouve les solutions à un manque ponctuel d’autonomie pour me sortir des situations handicapantes.

Combien vous coûte votre arthrose ?
Sur le plan financier aucune idée car faute de moyens je suis restée quelques années sans pouvoir me soigner. Aujourd’hui j’ai pu reprendre ma santé en main.
Sur le plan psychologique cela n’a pas de prix, c’est très cher ! Par moment on se sent vieux avant l’âge !
Néanmoins, les médicaments et les soins kiné ont un coût relativement élevé et sont mal pris en charge. C’est une maladie mal connue et non reconnue.

L’arthrose nuit-elle à votre vie de couple ?
Oui c’est évident.
Quand vos articulations se bloquent, quand la douleur apparaît sans prévenir c’est très perturbant, à la fois pour soi et pour le conjoint. Ça casse tout.
C’est angoissant, et la peur enlève toute spontanéité dans la relation.
Bien entendu cela dépend des couples et de la compréhension de son conjoint.

Quels conseils donneriez-vous à une personne qui commence à souffrir d’arthrose ?
De ne pas attendre pour consulter.
De pratiquer de la gymnastique en piscine, de faire les bons gestes de la vie quotidienne pour se baisser, porter des charges, s’asseoir, etc.
D’avoir une vie saine diététiquement (sans rien m’interdire pour autant), de bouger sans forcer, de combattre la maladie en gardant toujours espoir et surtout de ne pas ingurgiter des tonnes de médicaments antidouleur qui ne règlent pas le problème de fond !
En un mot, de prendre soin de soi au quotidien !

Quels sont autres impacts de la maladie dans le quotidien ?
Sur le plan professionnel l’arthrose peut vite devenir un handicap surtout avec des postes sédentaires ou des postes de commerciaux (qui obligent à utiliser trop la voiture par exemple).
Quand les douleurs surviennent le moral est miné : à force on se sent fatigué avec le risque par conséquent, de déclencher d’autres pathologies.
D’un point de vue relationnel ce n’est pas toujours évident de discuter avec des personnes qui ne connaissent pas l’arthrose et donc qui ne comprennent pas les difficultés que l’on peut vivre.

Vos commentaires

  • Le 12 février 2016 à 07:16, par joelle En réponse à : Yveline H. 56 ans

    Bonjour,

    Oui, je ressent les mêmes symptômes et les mêmes effets sur ma vie quotidienne. Mais, le pire se sont les effets sur la vie sociale.

    Je fais partie depuis longtemps de différentes associations. Mais aujourd’hui, je ne peux plus assumer les différentes tâches comme : installer une salle de réunion (plus de force), tenir un stand (debout trop longtemps), même participer a une réunion (assise longtemps) est difficile... Personne ne nous croit quand nous disons être "malade" puisque en apparence nous somme en pleine forme (oui, à condition de beaucoup de repos "terrée" chez soi).
    Donc nous passons pour des "tire au flan","lâcheur","fainéant" et nous avons droit à des réflexions blessantes... Du coup se pose la question de continuer à participer à ces activités sociales...LA TENTATION EST GRANDE DE RESTER CHEZ SOIT !!

    Comment avez vous géré cela ?? quelqu’un a-t-il des astuces à partager ?

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  • Le 28 décembre 2014 à 17:29, par joel chamizo En réponse à : Yveline H. 56 ans

    joel 56. 57 ans le 28-12-2014

    j’ai la même maladie, merci Yveline pour ton témoignage.

    Répondre à ce message

  • Le 5 octobre 2013 à 15:34, par Martine En réponse à : Yveline H. 56 ans

    Je reconnais bien à travers ce témoignage tous les symptômes que je possède à cause de l’arthrose.
    J’ai de l’arthrose aux mains, aux genoux, aux cervicales.
    Les handicaps causés par cela sont arrivés presque du jour aux lendemain, il me semble tout de suite après la ménopause. J’ai 60 ans maintenant. Je descends les escaliers avec prudence de crainte que mes genoux lâchent. Au travail, je suis devant un ordinateur à longueur de journée et les douleurs dans les mains me gênent véritablement. J’ai l’impression que mes doigts sont endormis, enquilosés, paralysés. Je ne peux plus jouer de piano non plus (mauvaise gestion des attaques,de la puissance dans les frappes). Pour les cervicales, c’est au repos, que je ressens le plus de douleurs et pendant la nuit bien sûr.
    Je ne prends aucun médicament car je pense que l’arthrose est une maladie "invalidante" qui ne fait pas mourir mais qui handicape vraiment le quotidien.

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